Procès du 13-Novembre : le juge était presque parfait

Assis seul à la terrasse du Soleil d’Or, longtemps quartier général des juges et policiers vert l’île de la Cité, un sexagénaire aux lunettes noires regarde le crépuscule se former au coin du quai des Orfèvres et du Palais de Justice. Une cigarette se consume doucement dans le cendrier. Les gardes du corps sont presque invisibles. Jean-Louis Périès, que personne ne reconnaît, s’accorde quelques minutes de printemps au milieu des touristes qui serpentent entre les barrières Vauban et les sirènes des fourgons cellulaires qui, chaque soir, ramènent les accusés dans leur prison. Ce vendredi de mars, c’est la 99e journée d’audience. Il vient de la terminer.

Le « V13 », comme « vendredi 13 », vertnom donné à ce procès par la petite communauté de victimes, avocats, magistrats et journalistes qui s’y retrouvent chaque jour depuis le 8 septembre, était réputé infaisable. On en parlait comme d’un paquebot ingouvernable. Trop long (dix mois). Trop d’accusés (20, dont 14 dans le box). Trop de parties civiles (près de 2 000). Trop d’avocats aussi (environ 400). Et verttout trop d’émotions, d’enjeux, d’accusés forcément décevants.

Pourtant, ce procès, le président de la cour d’assises spécialement composée l’aura mené jusqu’au bout sans psychodrames, sans heurts, ne s’avouant docile que face à un seul obstacle : le Covid, venu interrompre les débats à plusieurs reprises.

Maître des horloges, des larmes et des ego

Ce 29 juin, Jean-Louis Périès, 65 ans, s’assiéra dans son cabriolet pour lire le verd

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