La biocorrosion des chauves-souris dans les grottes

Aven d’Orgnac, salle des Tines © Radio France
– L.Barriquand

Lionel Barriquand est doctorant au laboratoire EDYTEM à l’Université Savoie Mont Blanc, il étudie ce phénomène de biocorrosion .

Il faut s’imaginer que dans le passé, il y a eu de très grandes quantités de chauves souris qui occupaient les grottes,  Il faut prendre comme référence certainement le Néolithique où il y avait des populations qui étaient comparables à ce que l’on peut voir aujourd’hui en Bulgarie par exemple où des essaims peuvent atteindre 40 à 60 000 individus.

Dans l ‘Aven d’Orgnac on a pu dater certains guanos qui ont plusieurs milliers d’années et on se rend compte que partout les concrétions dans les salles hautes sont très altérées. On a des restes de stalagmites qui mesuraient 40 cm de diamètre et qui  aujourd’hui sont simplement de petits moignons de 5  à 6 cm.

On a une archive environnementale importante. Dans les zones calcaires où il y a des grottes, les zones karstiques,  il y a très peu de données sur l’évolution de la végétation.  La conservation des pollens est en effet difficile dans ces endroits, en recherchant dans le guano les pollens conservés et en multipliant les prélèvements dans différentes grottes, on espère pouvoir cumuler des données pour  voir toute l’évolution de la végétation.

DES LIENS POUR ALLER PLUS LOIN  : 

HAL archives-ouvertes.fr

academia.edu

Aven d’Orgnac 

UNE VIDEO AVEC DES PHOTOS ET COMMENTAIRE DE LIONEL BARRIQUAND : 

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