Le gui, ce parasite qui peut nous vouloir du bien

Utilisé traditionnellement pour les décorations de noël, 

Rappelons-nous de cette poésie de Charles FRÉMINE souvent apprise à l’école primaire :
« Coupez le gui ! Coupez le houx !
Feuillage vert, feuillage roux,
Mariez leurs branches,
Perles rouges et perles blanches… »

Depuis l’antiquité le gui reste un symbole de prospérité et de bon augure.
Les Celtes, les romains lui attribuaient des pouvoirs surnaturels et s’en servaient comme une plante médicinale, ce qui est encore le cas.
Et comme beaucoup de ces plantes, il est entièrement toxique.

Est-il un parasite vraiment dangereux ?

C’est un « hémiparasite », c’est-à-dire qu’il est en partie carbo-autotrophe, il possède de la chlorophylle. Il ne prélève donc pratiquement que de la sève montante et ne colonise qu’une partie de la branche, mais cela suffit à affaiblir les parties parasitées qui deviennent cassantes.

arbre envahi de gui © Getty
– Ashley Cooper

A la longue il fait mourir des branches et épuise son hôte.
Il parasite  surtout les pommiers, peupliers, aubépines et érables. Plus rarement, on le trouve sur les pins (dans les Alpes du Sud) et sur les chênes il est encore plus rare. 

Comment se propage-t-il ?

Surtout grâce aux oiseaux (la grive draine particulièrement) qui mangent ses fruits, pourtant toxiques, et redéposent dans leurs excréments les graines enrobées de glu qui n’ont pas été digérées sur les branches où elles se collent et germent.
La jeune plantule insère un premier suçoir en perforant l’écorce de la branche. Cet ersatz de racine ne colonise que l’aubier (ne s’immisce pas jusqu’au cœur du bois), ce qui génère une déformation bien visible jusqu’au bout du suçoir. Voir sur le site de l’ENS Lyon.    

Comment s’en débarrasser ?

Il n’y a que l’éradication par la taille des braches porteuses, mais attention, il faut enlever aussi les « suçoirs », donc couper les branches en amont. On distingue assez nettement la trace du suçoir par le renflement qu’il génère sur le rameau.
A noter que le gui a besoin de beaucoup de sève pour se développer. Les été secs il est parfois mal approvisionné par l’hôte et il lui arrive de dépérir.

Infos Complémentaires :

C’est avec les fruits du gui que l’on fabrique la glu qui sert à piéger les oiseaux (technique de chasse « à la glu »).

Le gui commun, Viscum album est une espèce dioïque, c’est-à-dire qu’il y a des plantes mâles et des femelles, ce sont ces dernières qui portent les fruits.

Ecoutez l’émission jardinage du dimanche matin sur France bleu Isère de 9 heures à 10 heures. Vous pouvez appeler pour poser vos questions ou donner un avis au 04 76 46 45 45

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