Les plantes d’appartement en hiver

Pourquoi ce phénomène de « perte de forme de nos plantes » ?

Il faut comprendre comment vit une plante.
Les plantes ont une forte dépendance à la quantité et la qualité de la lumière.

Et la température ?

La croissance des plantes est comme une équation mathématique à une inconnue mais à trois paramètres : la lumière, la température, et l’eau.

La lumière,

Elle est souvent de mauvaise qualité en raison :

  • Du vitrage modifie le spectre lumineux.
    Par exemple à 1 m d’une fenêtre, l’intensité lumineuse baisse de 50% environ.
    De plus, le verre dévie une partie des rayons lumineux particulièrement du côté des bleus et des violets qui permettent une nanification de la plante et accentuent ses couleurs.
    Les vitrages ont aussi tendance à piéger les infrarouges qui eux, ont tendance à faire s’allonger les entre-nœuds.
  • De l’éclairage artificiel dont le spectre est souvent de mauvaise qualité pour les plantes

Eclairage plante © Getty
– Image Source
La température, 

Elle est souvent trop élevée sauf pour les plantes originaires des forêts équatoriales.
Dans les appartements, la température ambiante est souvent supérieure à 21° C, cette température est bonne pour des plantes de forêts tropicales qui supportent en même temps une faible luminosité.
Par contre, pour les plantes d’origine méditerranéennes ou de climat océanique, de telles températures nécessitent une intensité et une qualité de lumière qu’ils ne trouvent pas dans les appartements.
Toutefois il est possible de régler le problème du rayonnement lumineux en ajoutant des lampes à spectre chargé en rayonnement bleu et violet à proximité de ces plantes.
C’est pour cela qu’ont été inventées les orangeries où la lumière est faible, mais où la température est fraiche, juste au-dessus de la limite du gel. Les arrosages sont aussi réduits.

Fleur de phalaenopsis © Getty
– Simon McGill
L’eau dans le sol et dans l’air (l’hygrométrie), 

Elle est souvent facile à gérer à condition de bien connaitre les besoins de chaque plante.
Les plantes de forêts équatoriales sont conçues pour une humidité de l’air très forte voire saturée. Dans nos appartements le chauffage fait descendre cette hygrométrie à 40 %. La solution est de mettre du gravier dans une soucoupe pleine d’eau sous le pot sans que la motte baigne. L’évaporation de cette eau va augmenter sensiblement le taux d’hygrométrie au niveau des feuilles.

Attention aux cache-pots, ils ne sont généralement pas percé au fond. L’eau d’arrosage s’accumule et fait pourrir les racines. Il faut le vider régulièrement à la suite d’un arrosage

Chaque fois qu’un des paramètres varie, les valeurs de la variable changent il est nécessaire que les autres soient ajustés eux aussi. Ils sont intimement liés entre eux.

Et l’engrais ?

Bien que d’importance moindre, Il suit la même logique. En hiver avec une lumière de faible qualité en faible quantité, on arrête les apports d’engrais. 

Conclusion

On comprend aisément que sortir les plantes en été, en respectant leurs besoins devient une très bonne opération. Cela leur permet, même à l’ombre, de faire le plein de certaines molécules nécessaires à leur bonne santé.
La qualité du rayonnement lumineux extérieur et l’amplitude thermique durcissent les plantes, les recolore et favorise leur floraison.

Posez toutes vos questions au cours de l’émission jardinage le dimanche matin sur France bleu Isère de 9 heures à 10 heures en appelant au 04 76 46 45 45

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